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November 28 DéménagementVoilà, on ferme, je quitte live spaces pour blogspot, on verra si le changement est bénéfique... dès que j'arriverais à maitriser toutes les commandes là-bas. Bref, la suite, c'est par ici : Vert(s) l'infini et l'au-delà... Bon et ce blog reste, je ne vais pas non plus me séparer de mes précieux articles rédigés à la sueur de mon front... November 26 L’Echange – Clint Eastwood![]() Parfois quand on va voir un film, ce n’est pas tant le film lui-même que ce qui ce passe avant ou après qui marque. Bah bizarrement la première chose que j’ai remarqué en allant voir l’Echange c’est que j’ai mis le doigt sur ce qui permet au cinéma où je vais –et qui passe même les gros films type blockbuster parfois en VO- de tenir face au multiplexe : les étudiants étrangers. Si si, ça représentait la moitié du public de la salle facilement, et je pense que c’est pas négligeable comme apport. Bref je m’égare avant même de commencer, revenons à notre film. L’Echange, c’est l’histoire d’une mère célibataire à la fin des années 20, dont le fils disparaît mystérieusement. Et celui que la Police lui ramène n’est pas son enfant, c’est donc le départ d’une lutte pour retrouver son vrai fils. Un peu longuet (personnellement j’ai plus l’habitude des films de 2h30), l’Echange est un beau film magnifiquement réalisé – il est encore plus magnifique quand la dernière expérience vidéo de la semaine s’appelle Legend of the Seeker d’ailleurs xD-, très classique mais très agréable, un peu comme Appaloosa. La reconstitution du Los Angeles des années 30 est vraiment sympa, et rien que l’atmosphère est un délice. Par ailleurs, l’histoire, si elle semblait assez unilatérale au début et uniquement centrée sur la mère et son (faux)fils, s’élargit très vite à d’autres territoires. Ca m’a un peu surprise au départ, je ne m’attendais pas franchement à que l’histoire parte dans ce sens là, mais c’est ce qui permet de tenir le film aussi longtemps sans tourner en rond. Et les changements de ton entre tous ces éléments sont assez déroutants, quand on passe de cette mère en larmes cherchant son fils à l’enquête banale (mais pas tout à fait) d’un policier. Bref c’est un bon moment de cinéma, fort en terme d’émotions, et avec une histoire qui accroche. Bon après j’avoue qu’après toutes ces critiques qui l’encensaient, j’en suis revenue un poil déçue, sans doute trop d’attentes quoi… mais que cela ne vous détourne pas d’aller le voir, ça vaut largement le prix d’une place de cinéma. Si ça se trouve c'est mon dernier message ici avant le déménagement... ça fait tout bizarre tiens... bref à ceux qui ont raté l'épisode, je suis toujours en quête d'un nom, sinon ça va être la bibliothèque de Calenwen bis (quoique c'est pas la pire de mes idées, j'ai pensé aussi à la bibliothèque verte mais c'est pas le rayon qui m'a le plus passionné, proportionnellement j'ai lu bien plus de la rose...). Pom pom pom, bon allez je me sauve, et Silver, si j'ai pas de commentaire en rentrant jeudi soir, je te boude :P November 25 La question du rat de bibliothèqueNon, mais sincèrement, je veux bien changer d'hébergeur pour mon blog, genre pour que les commentaires soient plus faciles, la mise en page plus personnalisable, que je puisse mettre plein de gadgets stupides sur les cotés (enfin ça à la rigueur m'en fiche un peu)... D'ailleurs j'envisageais de le faire pour les 3 ans de ce blog mais j'ai oublié, pour la rentrée scolaire mais j'ai zappé, et pour mon anniv mais j'ai abandonné... oui j'aime faire ça à une date symbolique, je suis une grande adepte des symboles, pas étonnant quand on connait mon parcours... Mais bon, question existentielle pendant que j'envisage de migrer chez blogspot (au point où j'en suis c'est le seul service que j'utilise pas chez google avec la boite mail), quel titre (enfin ça je peux m'en arranger) et surtout quel URL ? Sachant que "calenwen" tout court c'est pris bien sur, enfin remarquez "calenwen-tout-court" ne l'est sûrement pas mais je suis pas sûre d'assumer. "Pagesvertes" c'est pris, et puis ça va me ramener tous ceux qui veulent consulter les vraies pages vertes (parce que 1) oui ça existe vraiment, et 2) je suis sensible au référencement par google, merci les cours de la fac). Ah tiens "Gaimanaddict" c'est pas pris... mais bon ça fait sectaire. Et je suis sûre que les références les plus évidentes à Gaiman seront prises, hélas. "Ilikegreen" c'est pris par contre, quel dommage... même "ratdebibliotheque" c'est pris, ça me désespère. Ah oui et on va éviter les mélanges calenwen-vert parce que c'est ce que j'ai du faire pour mon profil LJ (ouais j'en ai un qui me sert tous les 74 000 du mois) et j'arrive jamais à me rappeler si c'est vert-calenwen, calenwen-vert, vert_calenwen ou calenwen_vert, d'ailleurs même Firefox ne sait plus quoi me répondre... Bon, bref, je suis ouverte à toute idée, je suis pas sûre de vouloir continuer avec ma bibliothèque (quoique je pourrais l'appeler la médiathèque, ou la bordelothèque ou la bazarothèque, ça serait encore plus exact... ou un musée, c'est bien aussi comme institution -d'ailleurs museedevert passe mais avec les accents c'est traitre comme truc-), et je vais éviter une énième référence à PI histoire de pas avoir à changer de nom si j'en ai envie un jour... Ma boite à commentaire est ouverte, mon msn aussi, ma boite mail pareil, et j'accepte même les cartes postales, les hiboux et les messages en direct (mais seulement si on me paye le thé pour aller avec). Avec un peu de change je pourrais même envisager de déménager ce week-end, ou à Noël... Edit : En fait j'ai une idée... affaire à suivre, m'enfin je prends quand même les suggestions ^^ Re édit :
Les brèves du rat de bibliothèque![]() En ce moment, je suis dans une période de grosse lecture, du coup je manque un peu de courage pour tout chronique en détails… surtout que je descends ma pile de « bouquins achetés mais pas lus » et de « bouquins achetés pour 50 cts chez Boulinier », et il y en a, croyez-moi (en fait c’est aussi une stratégie pour ne pas aller acheter ceux qui me font baver en vitrine, vu que je n’ai pas un sou pour). Bref voilà un petit compte rendu rapide pour chacun, et dites-vous que ce n’est que la partie émergée de mon iceberg de textes, ma consommation de fanfictions étant au plus haut ces temps-ci… En même temps si je vous parle de mes lectures dans le domaine de Stargate, vous allez prendre peur, les auteurs sont souvent des sadiques ET des pervers xD. - Le Petit Lord Fauntleroy – Frances H. Burnett Après la Petite Princesse, j’ai continué dans l’œuvre de cet auteur (il ne manque plus que le Jardin Secret), mais j’avoue que ce livre-ci ne m’a qu’à moitié convaincu, sans doute à cause de l’usante perfection du héros à qui il n’arrive rien de mal (ou alors quand c’est le cas, il hausse les épaules). La Petite Princesse est tout de même un peu plus expressif et n’oublie pas que dans un conte de fées, ça finit bien, mais il y a quelques difficultés avant. - La Bibliothécaire - Gudule Allez savoir comment il se fait que je n’ai jamais lu ce bouquin dans ma jeunesse, vu le titre. J’ai vu des tas de gens autour de moi le lire, je l’ai vu dans des magazines… mais jamais ouvert. Quel dommage, c’est une lecture vraiment plaisante, qui raconte l’histoire d’un ado n’aimant ni lire ni écrire, amoureux d’une fille-fantasme issue d’un livre, et qui veut la faire revivre à tout prix, ce qui va nécessiter une plongée (littérale) dans le monde des livres. Un très beau roman sur la lecture, bourré de références aux grands classiques (Alice, le Petit Prince, etc. sans parler du prof qui s’appelle Pennac). - L’Esprit du Vin – Michel Pagel Cet auteur est un de ces fous de français qui écrit des romans complètement siphonnés, parmi lesquels on trouve une série relativement moins siphonnée, la Comédie Inhumaine, série de romans axés sur le fantastique à tendance hautement horrifique. C’est assez marrant parce que j’accroche moyen à ce type d’histoire, mais l’écriture de Pagel est extrêmement prenante, du coup, je lis quand même. Une bonne lecture de divertissement quoi ^^. Accessoirement c’est aussi le traducteur de Gaiman en français, mais j’aimais son style avant de savoir ça, je vous rassure ! - Artemis Fowl : Le Dossier – Eoin Colfer Anecdotique au possible, cet à-coté de l’univers d’Artemis Fowl a perdu dans sa version française sa couverture dure aimantée qui le rendait si spécifique. Peu importe, on a quand même le contenu quelques interviews guère utiles, quelques fiches de mise au point sur les fées (toujours utiles), un alphabet gnomique (idem), et deux nouvelles, une sur les début de Holly et une sur nos héros entre les tomes 1 et 2. Elles sont courtes mais dans un esprit très Fowlien, bref c’est fort agréable à lire en attendant un énième tome de la série. - Les Dix Petits Nègres – Agatha Christie Non, je ne l’avais jamais lu avant, je connaissais juste la trame, merci les dossiers de Je Bouquine. Voilà donc l’occasion de faire ma culture, et c’est une lecture fort appréciable, bien que courte (avalée ce matin entre 9 et 10h si vous voulez tout savoir). La trame est bien ficelée, mais a du être pas mal reprise parce que je subodorais la conclusion (sans avoir de nom précis), moi qui suit du genre à ne rien voir venir (et à ne pas avoir le temps vu ma vitesse de lecture). Je jetterais ptêtre un œil aux autres si j’ai le temps un jour… En parlant de classiques à lire, j’en ai pas fini, j’ai encore l’Ile au Trésor de Stevenson et les Robots d’Asimov (là c’est de la relecture). Affaire à suivre donc… November 24 Hellboy 2 : Les légions d’or maudites – Guillermo del Toro![]() Silvère me l’a réclamé, alors j’ai fini par céder, il faut bien satisfaire mon lecteur le plus assidu. Bon accessoirement c’est aussi lui qui m’a traîné au cinéma parce que j’étais la seule à bien vouloir l’accompagner, et il m’a même pas payé ma place, tout ça pour que j’en fasse la critique après, j’ai comme l’impression de me faire avoir là… ^^ Bon d’ailleurs je tiens à préciser que je me suis pointée sans rien savoir de Hellboy, ce qui ne me ressemble guère, quoique c’est toujours marrant d’attaquer par la fin les films de superhéros en fait, c’est même une habitude chez moi. (j’ai commencé X-Men par le 2 –aucun regret quand on voit le 1-, Batman par le 2e et les suivants avant de voir très tardivement le 1er, Superman on en parle même pas, je ne crois pas avoir vu le 1er en entier un jour (par contre j’ai vu les ¾ des Loïs&Clark *cheers*), etc. Ah si Spiderman j’ai commencé par le début) Bref voilà l’avis de la paumée de service qui situe très mal les personnages et l’environnement. Et pour ne pas m’aider, Hellboy est assez atypique dans son genre. Bref au menu nous avons un démon et ses collègues (la ligue des Gentlemen extraordinaires en carrément plus bizarres je dirais) là pour combattre le mal, face à un prince Elfe bien décidé à décimer la Terre grâce à une armée de soldats invincibles en or. Ah oui et y’a quelques histoires d’amour et autres relations entre personnages au milieu de tout ça pour relever la sauce. En tout honnêteté je classe ce film dans la catégorie « divertissement », sous catégorie film de super-héros qui sans détonner coté histoire passe drôlement bien. On a des bons, des méchants et des gens au milieu, de la baston et des scènes plus calmes, de l'humour et un peu de drame, bref la recette classique. Par contre Hellboy et ses collègues ne m'ont pas plus inspiré que ça (enfin disons par là que je n'ai aucune envie de me précipiter sur tout livre/film parlant de lui). En même temps j’ai toujours eu une nette préférence pour Batman coté super héros pour son coté torturé psychologique total, et un démon élevé par les humains ne fait pas le poids à coté, même en cherchant un peu... Et puis, il y a un énorme point fort dans ce film, c’est l’esthétique. Les monstres, les décors, et l’atmosphère en général sont tout simplement délicieux… C’est du pur Guillermo del Toro, notamment avec ces yeux jamais là où il faut et ce coté horrifique aussi fascinant qu’effrayant. J’ai adoré le marché des Troll, kiffé les elfes (Legolas rendors toi, Nuala et Nuada ils ont trooooop la classe), et je suis béate d’admiration devant la magnifique créature ailée de vers la fin du film (pour ne spoiler personne). (et accessoirement je ne me pose plus la question de pourquoi Neil Gaiman aimerait bien un film avec Del Toro, ça saute aux yeux que leurs univers fonctionnent bien ensemble, j’ai pas arrêté de penser à Neverwhere pendant tout le passage du marché) Bref un bon divertissement, et qui en met plein la vue, ce qui est déjà pas mal ^^. ![]() Ceci est mon nouveau fond d'écran... un jour je songerais à soigner mes obsessions pour les allégories, personnifications et autres entités du genre, un jour... November 23 The Graveyard Book – Neil Gaiman![]() Non, je n’ai pas mis un mois à le lire, j’ai juste guère trouvé le temps d’en écrire la critique. J’e l’ai gardé en réserve jusqu’à mon annif, mais tenter de le faire durer a été un échec… moins d’une semaine pour lui régler son compte, et encore j’ai pris mon temps, parce que Gaiman en anglais c’est pas toujours facile… C’est toujours dur de faire une critique de ses livres, parce que soit j’ai l’impression de raconter toujours la même chose, soit je suis incapable de m’exprimer clairement, mais faisons un effort pour cette fois-ci. Déjà, deux notes pour commencer. Le livre, en lui-même est un objet magnifique. Ca ne se fait pas trop en France, mais on a affaire à un ouvrage relié, couverture toilée, et avec une magnifique jaquette en relief… bref ça vaut son prix en euros… d’autant plus que toutes les en-têtes (et pas que) de chapitre sont illustrées, et il ne s’agit pas d’un crayonné dans un coin (mais plutôt de 2 lignes de texte dans un coin de dessin selon le chapitre). Bref, on a presque de la peine à l’ouvrir ce livre, de peur de l’abîmer. D’ailleurs, j’espère que la version française, si elle arrive un jour (j’attends toujours la trad de Fragile Things), conservera au moins une partie de cela, y compris les dessins, parce que ça joue énormément sur la lecture. Et la deuxième note, c’est que j’espère que la VF arrivera un jour, parce qu’à lire sans dico –genre dans le train-, j’ai quand même des passages à vide par moment, l’inconvénient de ces auteurs qui ont trop de vocabulaire et jouent qui plus est sur les mots… menfin ça reste tout à fait compréhensible… je devrais le relire maintenant que je suis abreuvée de fics Stargate au point de penser à moitié en anglais, je suis sûre que ça ira mieux… (et voilà, une demi-page et toujours pas parlé du bouquin, I’m hopeless) Bref The Graveyard Book (le livre du cimetière) raconte l’histoire de Nobody Owens, jeune garçon élevé par les morts, dans un cimetière. Les premiers chapitres sont quasiment des histoires indépendantes, au fur et à mesure qu’il grandit, puis Gaiman rassemble les fils dans une conclusion brillante dans les derniers chapitres. C’est un roman d’apprentissage tout ce qu’il y a de plus classique (l’enfant, les amis, le mentor, etc.) et en même temps un peu revu par la présence même de morts. Bod (l’abréviation de son prénom) apprend à lire sur les pierres tombales, l’histoire auprès de ceux qui l’ont vécu, sait se rendre invisible et autres pouvoirs réservés normalement aux morts. Certains éléments font référence à l’histoire et au folklore anglais, la plupart m’échappent, mais on sent la patte de Gaiman là derrière, comme sa manière d’offrir des fins inattendues (même si j’avais senti venir deux trois passages, je commence à comprendre comment il raisonne le gaillard). Globalement j’ai beaucoup aimé le concept même de l’ouvrage, et le ton des premiers chapitres, et c’est un très bon livre –parce que c’est un Gaiman, ça suffit comme explication-, mais je ne le trouve pas non plus extrêmement innovateur, et le thème du roman d’apprentissage/conte finit par s’user un peu. Disons que je trouvais Coraline un peu plus sombre et subversif que celui-là, mais comme je le disais avant, des éléments m’ont échappé. Par contre il est plus touchant sur certains passages, notamment avec l’histoire de la pierre tombale de la Sorcière. Bref, on ne peut pas tout avoir ^^. Un roman sympathique donc, et il me reste à voir ce qu’il me reste encore à lire de anglais de lui en attendant le dernier Sandman en français. Pour ceux que ça intéresse, cette page vous permettra de jeter un œil aux premières pages (même si j’avoue que ça perd beaucoup quand on a pas la double page) et d’écouter Neil Gaiman en lire une partie, plutôt chouette dans son genre, enjoy ! Ah oui et vous savez que le prochain Fables sort à la fin de cette semaine en France en principe ? *bave* Edit : si on se fie à cette info, la traduction française n'est vraiment pas pour tout de suite... November 22 Ceci n’est pas une fanfiction Harry PotterC’est assez marrant, quand j’y pense, parce que si je n’ai jamais réussi à écrire autre chose que des fanfictions Harry Potter, il m’arrive toujours de faire de franches incartades dans d’autres œuvres via les crossovers. J’avais fait Star Wars, Le Seigneur des Anneaux, et je suis en plein Sailor Moon… mais je fais aussi du Stargate ! Pour preuve, un extrait de la fin du 2e chapitre de Sailor Poudlard, que je viens enfin de finir, mais sans doute à fignoler. - Mon Colonel, intervint la scientifique blonde (non ce n’est pas une oxymore), j’ai pu remettre en marche la plupart des circuits du vaisseau… - Je suppose qu’il y a un « mais », Carter. - Oui, ce sont les moteurs, mon colonel. - Mais encore, Carter ? - Si j’en crois mes calculs, pour arriver à les faire redémarrer, il faudrait une onde de choc qui rétablirait la polarité alternative des circuits de refroidissement. Le problème, c’est que pour obtenir cette onde de choc, il faut l’équivalent de l’explosion d’une bombe H. Ce qui détruirait à coût le vaisseau… et les moteurs avec. - Nous sommes dans la mouise, commenta le colonel. - En effet, renchérit l’alien. C’est étrange que nous ayons pu traversé la galaxie et éviter des vaisseaux mères Goa’uld sans peine, pour tomber en panne en survolant une planète pendant un orage. Je vous jure que ça vient bien d'un crossover Sailor Moon/ HP cette histoire, comme quoi je ne peux pas m'empêcher de partir en live... d'ailleurs ce passage s'est imposé à moi bien avant de retomber dans Stargate, et ça m'a paru la solution la plus "plausible" à l'époque, c'est dire. C’est assez étrange que j’ai trouvé le temps d’écrire un peu mes fics, et j’avoue que ça fait tellement longtemps que je suis complètement étrangère à mes écrits, et que j’ai l’impression de reprendre le travail d’un autre (c’est pas faux, vous me direz, c’est une fanfiction). Passons, ça finira par me revenir. Accessoirement, j’ai aussi repris L’Histoire commence à Poudlard, et c’est dur. Y’a pas d’autre terme, je sens que je vais souffrir pour écrire ce chapitre, parce que le programme consiste en un huis-clos purement psychologique majoritairement entre les fondateurs, ce qui est assez terrorisant à écrire. J’ai été obligée de reprendre le « je » dès le début, et je pense qu’il va falloir que j’alterne pour donner un rythme au récit. Le problème étant comme toujours de maîtriser Salazar, et ce n’est pas facile parce que ce que je dois faire passer est vraiment pas évident à amener de façon crédible. Ce sera le dernier chapitre, la conclusion écrite il y a 3 ans de ça me semble superflue en comparaison du reste. Et comme je ne suis pas vache, petit extrait. Pendant longtemps, Salazar ne lui prêta pas attention. C’était un élève comme les autres, doué sans être particulièrement brillant en potions. Et puis, un jour, par mégarde, il remarqua l’étrangère chevalière que David portait occasionnellement. Un de ces bijoux de noble comme on en voit souvent. C’était étrange pour un jeune homme venant peu aisé. Il comprit dès qu’il vit le blason des Serpentard. Lorsque le cours de potions prit fin, Salazar demande à David de rester un instant. §§§ Salazar parle : J’ai toujours veillé à maintenir une réputation d’un homme calme et maître de ses actes, quoiqu’on en dise. Et c’est exactement ce qu’il s’est passé lors de cette entrevue. Je ne lui ai jeté aucun sort, ni fait avalé un quelconque poison. Je n’ai même pas essayé de le noyer dans un chaudron ou de l’envoyer contre un mur. Je n’ai pas essayé de le tuer. Pas tout de suite du moins. Et oui, il m’arrive encore de toucher à mes fanfictions, quand le besoin s’en fait sentir. Avec un peu de chance je finirais ce dernier chapitre avant 2009, ce qui me fera tenir ma promesse donnée dans le précédent chapitre. November 19 Legend of the Seeker![]() Non, cette fois-ci, contrairement à Merlin, je ne prendrais pas le temps de faire dans les fioritures. Autant Merlin est –en terme de fantasy- assez primaire, mais fun quand même, même que si on oublie l’histoire de la veste, on s’amuse bien et qu’on attend avec impatience la suite (enfin c’est comme Smallville, faudra pas que ça dure longtemps comme ça non plus…), autant là… Bon, alors présentons le cas, Legend of Seeker. Adapté du fameux best-seller de Terry Goodkind, l’Epée de Vérité, 10 ou 12 tomes je sais plus (11 me dit wiki) dont la moitié en français, et accessoirement roman de fantasy qui plane en tête des ventes, limite écrasant Tolkien (j’ai pas osé aller vérifier cette supposition, mon cœur ne s’en remettrait pas je pense.) L’histoire, du moins pour le premier tome, c’est celle de Kahlan, mère inquisitrice toute de blanc vêtue, Richard, Sourcier adepte des migraines (Seeker en anglais, j’admets que le traducteur a pas eu une mauvaise idée), et Zedd, magicien légèrement siphonné, qui combattent le grand méchant (pas beau) Darken Rahl, ce qui entraîne bien entendu moult aventures. Voilà, en gros, le propos qui va être celui de la série télé. Vous me direz, j’ai pas besoin de regarder un truc qui ne va pas me plaire (des fois que vous ayez échappé à mon anti-goodkinisme primaire), mais bon, le tome 1 ne m’a pas laissé de trop mauvais souvenirs (c’est de la Big Commercial Fantasy tout ce qu’il y a de plus cliché quoi, légèrement porté sur le SM mais j’en connais d’autres…), même qu’à l’époque j’avais même acheté le 2, le 3, et ptêtre bien le 4. Puis j’ai emprunté le 5 à la bibli, découvert la chasse au poulet maléfique et que la démocratie c’était le mal, et… voilà. Bref jetons un œil à la série télé et voyons les conclusions qu’on peut en tirer : - Les ralentis au combat, ça sert à rien, mais à rien DU TOUT. - Les incrustations faut les soigner un peu parce sinon on a l’impression d’un théâtre de marionnettes. - A 1 contre 2, la femmelette armée de 2 dagues gagne, et à 1 contre 30, le héros gagne aussi, sans doute l’IA des méchants qui était pourri, saleté de jeu vidéo ! - Oh oui poursuivons le méchant, on ne le rattrapera jamais, à force de tous tourner dans un km² autour du point de départ (au moins dans le bouquin ils allaient tout droit au sud et basta xD) - Rien de tel qu’un bon grognement pour exprimer sa rage ou sa douleur - Sinon, franchement, les muscles faciaux ne servent à rien Et non, je ne continuerai pas, ça n’en vaut même pas la peine. Je n’ose même pas vous parler des dialogues. Si je regarde le trois, ce sera uniquement par excès de désespoir entre deux partiels… parce que là ça me donne surtout envie de revoir Donjons&Dragons. Et le pire, c’est qu’il me semble qu’il y a un certain budget derrière… comprendrais jamais. Bref je retourne à Merlin, c’est nettement mieux léché et drôle avec ça, et pas que par désespoir… November 15 Stargate SG1 : Ark of Truth / Continuum![]() Chose promise, chose due, après les dernières saisons de Stargate, petit billet sur les deux films. Conçus comme une sorte de conclusion à 10 ans de série télé, le premier, Ark of Truth, achève le cycle des Ori, tandis que le deuxième, Continuum, offre une sorte d’épisode type de Stargate, avec bon nombre d’hommages et de références, histoire de boucler la boucle quoi. De manière assez surprenante, alors que le premier ne m’attirait guère et que le deuxième promettait beaucoup plus, j’ai préféré le premier au deuxième… menfin personne n’est parfait, et l’essentiel est chacun y trouve son compte. Ark of Truth Comme je le disais, ce film a été conçu pour conclure l’affaire des Ori, laissée fort en suspens par la fin de la saison 10 : Ont-ils été détruits par l’arme de Merlin ? Qu’est-il advenu d’Adria ? Leurs armées vont-elles continuer à dévaster la Voie Lactée ? Tant de questions qui trouveront leur réponse dans ce film de 1h30. Le scénario est assez simple, afin d’en finir une bonne fois pour toute, SG1 recherche l’arche de vérité, arme ultime (une fois n’est pas coutume) conçue par les Anciens pour se débarrasser des Oris, mais dont ils n’avaient pas osé se servir. Il s’avère très vite que l’arme en question se trouve dans la galaxie des Oris, et nous voilà embarqué dans une quête à bord de l’Odysseus, avec tout SG1 et un Tomin (vous savez, le mari de Vala) décidé finalement à les aider. Après quoi l’histoire se divise entre deux intrigues, celle de Daniel, Vala, Teal’c et Tomin en train de chercher l’Arche d’un coté, pendant que Sam et Cameron affrontent un vieil ennemi à bord du vaisseau de l’autre coté (ce sont même « des vieux ennemis » techniquement). Globalement, ce téléfilm est à l’image des dernières saisons, reprenant à la fois toutes ses qualités et ses défauts : bonne intrigue de fond pas toujours exploitée comme il faut ; sauvetages in-extremis usants à la longue ; personnages trop en avant (hein Cam le héros qui part affronter tout seul les vilains*siffle*) pendant que d’autres font un peu papier-peint (Sam et son établi spatio-bricolo *siffle*) ; pose des questions pertinentes mais propose aussi des réponses un peu creuses parfois, etc. Il vaut mieux l’aborder comme une sorte d’épisode géant qu’un vrai film, même si certains éléments démentent cela : on sent qu’ils s’émancipent du format court de l’épisode pour introduire quelques scènes d’interactions sympas entre les personnages, et pas juste deux lignes entre deux combats (notamment l’échange Teal’c / Tomin, qui rend Teal’c étonnamment loquace), mais aussi des passages pour le plaisir des yeux : survol des montagne (grande mode depuis le Seigneur des Anneaux décidément), passage de porte qui prend son temps, etc. Et puis un très bon point (du moins pour moi), la musique est vraiment chouette, genre grande musique de film héroïque. Aussi « gros » que soit le passage où Teal’c, gravement blessé, traverse les montagnes en s’appuyant sur son bâton, la musique Journey to Celestis qui l’accompagne le rend magnifique, et aussi fort en terme d’émotions. (vous pouvez l'écouter ici en version piano, mais imaginez qu'à la base c'est des choeurs...) Après, pour ce qui est d’un élément qui apparemment en perturbe plus d’un, à savoir le retour éternel des réplicateurs, j’ai trouvé que c’était plutôt un joli clin d’œil, qui rappelle beaucoup la bonne vieille époque de Stargate où 1) les organisations gouvernementales qui mettent leur nez dans la technologie Stargate finissent toujours par le regretter et 2) quand la situation est mauvaise, les réplicateurs la rendent pire. Et puis ils sont sous forme « bestiole », ce qui rappelle un peu leur première apparition à la fin de la saison 4, à la bonne époque où on mettait plus en scène leur infiltration dans les vaisseaux et le bordel que c’est pour les éliminer, plutôt que quand ils partent à la conquête de leur galaxie dans leurs propres vaisseaux (c’est un peu comme si dans Alien, au lieu du coup du monstre planqué dans le vaisseau, on avait un monstre qui débarque avec une armada, beaucoup moins flippant ^^). Bref une bonne conclusion d’histoire qui brasse tous les standards Stargate, y compris l’éternel paradoxe des gens qui parlent anglais même dans une autre galaxie et des technologies de pointe qu’on trouve enterrées dans le sol avec un vague parfum d’Indiana Jones. Et n’oublions pas le changement majeur : la coupe de cheveux de Carter (c’est un peu comme la veste d’Arthur dans le Merlin de la BBC, j’ai bloqué dessus pendant tout le film xD) Continuum Autre film, autre genre, Continuum est une sorte de conclusion ouverte qui reprend le plus grand scénario classique de Stargate (et le plus populaire je pense), à savoir le voyage temporel. La Tok’ra s’apprête à exécuter Baal (du moins son dernier clone) et donc à conclure 10 ans d’histoire et de chasse au Goa’uld, sauf que tout ne se passe pas comme prévu… en fait, un autre Baal a réussi à remonter dans le temps et à empêcher (une fois n’est pas coutume) le programme Stargate d’être créé. Par un coup de chance –nommé Stargate- (et accessoirement un vaste abus scénaristique sur les bords), Mitchell, Sam et Daniel ont réussi à éviter les effets de cette réécriture de l’histoire, et se souviennent de la ligne temporelle originelle. Mais réparer les dégâts ne va pas être simple. Pour deux films d’une même franchise et d’une même durée, avec les mêmes acteurs, Continuum diffère sérieusement de Ark of Truth : beaucoup moins d’action, une vague impression de piétiner tout en ayant l’impression de passer trop vite sur certains points, et une volonté de se détacher des dernières saisons pour revenir aux vieilles références (voyage dans le temps, goa’uld, etc.)/ Le film est d’ailleurs bourré de clins d’œil aux fans : 1969 et Moebius, bien sûr, mais aussi des caméos de tous les anciens goa’uld qu’on avait oublié (Apophis le premier, mais aussi Cronos, Yu et cie), des réminiscences de l’histoire avec les Russes, une version adaptée de la conquête de la Terre, et j’en passe des meilleurs. Mais bon j’avoue que je n’ai pas tellement accroché. Ca se regarde comme un épisode normal, avec une impression de rester sur sa faim, surtout à la conclusion. Le scénario a beau faire appel à une intrigue qui marche toujours bien avec Stargate (le voyage temporel et la réécriture de l’histoire), il se contente de reprendre les grandes idées du genre (pas de programme Stargate, mais il suffit d’arranger ça en retournant dans le passé pour tout remettre dans l’ordre) sans vraiment chercher à innover, et exploite même assez peu l’idée même de la réécriture de l’histoire. C’est un peu un comble qu’un film de 1h30 ne profite pas de cette opportunité. On apprend vaguement ce que sont nos héros dans cette ligne temporelle-ci, on croise quelques guest-stars comme O’Neill (là juste pour la forme, je le trouvais meilleur dans l’épisode The Shroud), mais finalement le traitement est assez superficiel, tout particulièrement pour la grosse ellipse de un an au milieu du film, où on ne voit presque pas ce que deviennent les personnages, ce qu’ils font vraiment, etc. Seul le passage de confrontation Daniel/Daniel est sympa dans ce domaine. Du coup, pour quelqu’un qui n’a jamais vu 1969, 2010, et/ou Moebius voir les épisodes des autres réalités, cela peut être un bon film, mais personnellement je me sens un peu frustrée, surtout qu’une fois n’est pas coutume, Cameron sauve la situation. Je ne m’y ferais jamais, même O’Neill –qui en tant que producteur de la série pouvait se le permettre- passait moins de temps à sauver le monde en solo. Au final, une nette préférence pour Ark of Truth, qui a su faire bon usage de son format, alors que Continuum stagne un peu. Bref, regardez le premier pour voir la fin de Stargate, et le deuxième, c’est surtout pour revoir ce cher Apophis… Et puis je vais peut-être me remettre à Atlantis maintenant, le temps que je me bouffe les 5 saisons je suis sûre que le film qui conclue ce spin-off sera sorti ^^. November 13 Perles de facEntre deux cours, deux partiels et même pendant, parfois c'est un peu la Croisière s'amuse. Exemples ci-dessous. (toute ressemblance avec des discussions ayant pu avoir lieu ou même ayant eu lieu est bien entendue purement fortuite... ou pas) Sailor Moon est passée en cours de droit… « *prof* Il est établi par l’employeur en vertu du pouvoir réglementaire - *prof* Il est établi par l’employeur en vertu du pouvoir réglementaire - *prof et élèves en cœur* Il est établi par l’employeur en vertu du pouvoir réglementaire - *la folle de service* Pouvoir du prisme réglementaire… transforme moi ! » Et Stargate en partiel de socio… 1er partiel : « En fait, le pire, c’est qu’à chaque fois que j’écrivais « en effet » sur ma copie, je pensais à Teal’c. Essaie de ne pas te marrer en plein partiel après. » 2e partiel : « D’ailleurs à un moment je suis tombée sur l’avion sur lequel tu avais marqué « indeed » en plein partiel… » Les discussions particulièrement spirituelles pendant déjeuner avant les partiels « Je crois qu’elle avait deux enfants… - Oui et y’en a un qui meurt de mort subite tout petit - Mais t’es sûre que c’est pas la mère qui en a eu plutôt ? - Ah oui et son bébé il meurt dans le feu, c’est atroce - Et la mort de Jack aussi… - A votre avis, y’a combien de saisons dans « La Petite Maison dans la Prairie » ? » Même chose, tout autre registre… - En même temps tu vas avoir besoin de sucres rapides, parce que la semoule c’est un sucre lent - Mais non, c’est du sucre raffiné, c’est un sucre rapide - Oui enfin il est toujours moins rapide que du sucre rapide - Du sucre moyen quoi… D’ailleurs, juste avant le début du dit partiel : « Bon j’arrête de réviser la socio, c’est plus la peine - Moi je sais tout, posez moi n’importe quelle question - Tu connais le prénom de MacGyver ? » En gestion de projet, il faut toujours trouver des arguments percutants… « Ptêtre qu’on devrait chercher un truc sur les non-lecteurs de la presse, c’est ce qui se rapproche le plus de notre sujet non ? - Tu crois vraiment que y’a des gens qui font des études là-dessus ? - Y’a bien des gens qui étudient les pratiques de lecture des fanfictions ! » Et des formules de motivation qui marchent… *fangirl n°1 sort une phrase en japonais incompréhensible* *fangirl n°2 complète en japonais* *fille paumée n°1 essaye de suivre* « Non, c’est « you can do it » » *fan girl n°1 la casse* « T’as pas saisi la référence » *fille paumée n°2 fait sa référence personnelle à défaut de comprendre* « Indeed » Instant geek n°1, pour un exposé de socio sur les forums… - Et donc pour notre étude nous allons nous appuyez sur l’exemple du forum Actu&Débats de *ahem* Poudlard.org *ahem* … allez-y marrez-vous *sourires dans toute la salle*… c’est donc un site internet blablabla Instant geek n°2, entre potes geeks, faut s’entraider/se consoler - Alalah, j’en ai marre de tout ça ! - Tu veux que je te raconte les derniers déboires de mes boulets ? - Owi, parle nous de tes boulets ! Instant geek n°3, on a de l’avenir - Mais j’ai pas le temps de faire ça, faut que j’engueule mes modos, que je vire mes modos, que je trouve des nouveaux modos et que je les forme… - Mais comment peuvent-ils me refuser, je suis webmastrice après tout ! November 10 Stargate SG1 – Saisons 9&10![]() Entre deux épisodes de Merlin, il fallait bien que je m’occupe, et du coup je me suis retournée vers une autre interprétation de Merlin, comprenez les deux dernières saisons de Stargate SG1. avec la diffusion en France plus que chaotique, j’avais trop eu l’occasion d’y regarder, et le peu que j’en ai vu à l’époque m’a plus donné envie de dormir que de m’y intéresser (en fait je trouvais qu’Atlantis se défendait mieux, c’est dire…). Il faut dire, aussi, que les changements sont nombreux dans ces saisons là. Après une saison 8 qui offrait une très belle conclusion de série (ah Moebius…), la saison 9 prenait un tournant assez différent : exit Jack O’Neill, presque exit Sam Carter pour la moitié des épisodes, exit les bons vieux ennemis traditionnels (sauf Baal… ah Baal), et exit les mythologies greco-sumero-asiato-égyptiennes. A la place, on récupère un nouveau héros (Cameron Mitchell, no comment), une voleuse en voie de reconversion (Vala), des nouveaux méchants plus terribles que jamais (les Oris), et une mythologie plutôt celto-arthurienne, avec son Merlin de rigueur. Le résultat est assez mitigé à mon avis. La saison 9 n’est pas affreusement mauvaise à regarder, la trame de fond est même plutôt bonne, mais coté personnages ça pêche un peu. C’est surtout Cameron Mitchell qui me pose problème. Parachuté là pour remplacer O’Neill (ce qui je l’admet, est tout sauf facile), il a par moment le parfait profil d’un Gary Stu (le Mary Sue masculin cf fanfiction mode d’emploi pour les ignares) : pilote émérite, combattant qui s’en sort toujours malgré ses bobos, une méchante tendance à partir en solo pour sauver le monde (et y parvenir en plus), et un coté limite fanboy de SG1 sur les bords. Heureusement il a de l’humour (plus décalé que celui d’O’Neill), quelques bons moments plein de sagesse, quelques poncifs rigolos (« Ma grand-mère disait toujours »), du coup ça passe, mais au bout de trois épisodes d’affilé où il joue le héros, on a parfois envie de lui coller des baffes. Bon après, quand Mitchell n’est pas là, Daniel s’en sort plutôt bien. Il est vrai que ses multiples aventures lui donnent la possibilité d’avoir un rôle plus qu’important dans ces deux saisons, et ça ne rate pas, oscillant entre l’archéologie, la diplomatie et j’en passe des meilleurs, avec une tournure franchement fantasy sur les bords (normal avec Merlin). Et il faut reconnaître que ses échanges avec Vala sont funs… ou émouvants, selon les passages. En parlant de ça, Vala est la bonne surprise de ces saisons. Autant elle ne m’avait pas trop marqué dans sa micro-apparition auparavant, autant là elle acquiert la dimension d’un vrai personnage, complexe qui plus est. Cet espèce de Han Solo au féminin, avec tout ce que ça peut impliquer en terme de culot, est très drôle, mais transporte aussi un bagage sérieux (sa fille notamment). Elle est donc loin d’être unidimensionnelle et passe très bien au long des épisodes. Teal’c reste fidèle à lui-même. Il est un peu bloqué au début par toute cette histoire de nation jaffa, mais finit par s’en sortir pour redevenir le bon vieux membre de SG1, avec ses sages conseils, ses « indeed », ses « découvertes » de la culture terrienne, et son humour pince-sans-rire. Finalement, c’est Sam qui pâtit le plus de ces nouvelles saisons. Son rôle s’est réduit au réparateur ultime qui se balade partout avec son établi spatio-bricolo (euh pardon… son ordinateur) pour réparer le premier vaisseau venu. Il est extrêmement rare qu’elle fasse autre chose, et pendant que Teal’c et Cameron massacrent tout ce qui bouge, et que Daniel et Vala s’attirent des ennuis, elle pianote seule sur son PC… bref pas le rôle le plus intéressant de la Terre, comme si les scénaristes savaient pas quoi faire d’elle (et bon évidemment comme c’est mon personnage favori avec O’Neill, je vous laisse imaginer comme c’est frustrant). Mais bon, Stargate, ce n’est pas que ses personnages mais aussi son scénario. Alors que les premières saisons faisaient un peu bric-à-brac dans la trame globale (genre « à bas les goa’uld et basta »), cette saisons-là essaye vraiment d’amener une trame forte qui tiendra l’ensemble des épisodes, à savoir les Ori, Anciens du coté obscur, très porté sur le religieux qui envoient leurs fanatiques dans la galaxie. Ca marche plutôt bien au début, avec une montée en puissance dans les premiers épisodes de la saison 9 assez stupéfiante, notamment avec quelques épisodes qui finissent plutôt mal, ce qui est assez troublant pour la série. Puis entre eux s’intercalent des épisodes annexes pas toujours très pertinents. Mais bon il y a de très bons épisodes sur tous les registres, du drôle au dramatique. Vous avez sûrement entendu parler du fameux épisode 200 (un mythe à lui tout seul celui-là), mais les débuts et fins de saisons sont généralement assez prenants, de même que le traditionnel épisode double du milieu, et quelques perles au milieu de tout ça (réalités alternatives, crossover avec Atlantis, …). Pour apprécier ça, il faut juste admettre le glissement de Stargate vers une espèce de StarTrek, comprenez par là qu’ils passent plus de temps dans des vaisseaux spatiaux qu’à passer la porte, et que la téléportation in-extremis est leur mot d’ordre (ça devient épuisant par moment ce principe). Et admettre en passant qu’entre le zak, le pistolet et le poing, visiblement, le troisième est le must, je ne rappelais pas qu’ils se battaient autant à mains nues avant. Bref tout en apportant beaucoup de nouveautés, ces deux saisons ne sont pas non-plus une révélation. Elles tirent leur avantage d’un bon scénario de fond assez tragique, mais pêche un peu au niveau des personnages, c’est dommage. Ca n’en reste pas moins un très bon divertissement, bourré d’effets spéciaux (explosions en tout genre), et du pur Stargate dans tout ce que l’expression « mélange des genres » peut sous-entendre. Pour la note de fin, je dirais que le gros point de positif de ces saisons est d’avoir réussi à développer un vrai méchant comme on en voit rarement, un de ceux dont on est très vite fan, je veux parler de Baal (méchant secondaire mais incontournable). J’étais sceptique au début, mais de mémoire, c’est le seul méchant qui est à la fois classe, intelligent, manipulateur, sarcastique, doté d’une très bonne rhétorique, et accessoirement un pur concentré de malignité (maintenant que j’y pense il a un petit coté Fantômas sur les bords). Et en plus il peut se permettre de mourir à la fin de chaque épisode et de revenir quand même sans avoir à trouver d’excuse, ce qui est quand même la classe absolue. Que demander de plus ? ![]() PS : J’avais prévu de traiter les deux films qui suivent en passant mais vu la taille de l’article, ce sera pour plus tard. November 03 Cluedo à GenèveOyez, oyez ! Amis PIens, approchez-vous, et découvrez cette grande nouvelle : Paris n’est plus le centre du monde en terme de rencontres PIennes, il faudra désormais compter avec Genève, sa banlieue à demi-tour, ses distributeurs de billet qui vous vident votre compte sans demander votre avis, ses bunkers, ses acteurs siphonnés et bien sûr… ses chocolats pour lesquels on tuerait père et mère… D’ailleurs, en parlant de meurtre, la principale raison de notre venue en ce lieu en était justement un… en plus de pouvoir passer une soirée entière à parler de PI avec des gens en vrai et en chair et en os, et de prendre tout plein de photos compromettantes pour le Serdaigle Match… Bref étant arrivée sur le tard par rapport à nos petits camarades, vous n’aurez pas toute l’histoire, mais déjà un bon morceau. Après avoir récupéré Marmotte à Annemasse samedi matin, nous voilà partis sur les routes suisses avec mon papa au volant pour nous emmener sur le lieu du crime, Onex. Arrivées sur le parking de la piscine, petit coup de fil à Gamy qui vient nous récupérer avec Akasha (une vraie réunion de rédac), et en route pour l’aventure. On passe deux portails, et on tombe sur une entrée style entrée de métro en plus étroit : c’est notre demeure pour les deux jours à venir, avec un sens de l’aménagement inné, l’entrée nous fait arriver… dans les douches xD. On traverse en vitesse, on pose nos affaires dans les dortoirs (des mètres et des mètres de matelas alignés et superposés, comme l’a si bien dit Marmotte (ou Aka, je sais plus), on pourrait y faire de sacrées galipettes –toute interprétation tendancieuse étant possible-), et on arrive au réfectoire, reproduction de la grande salle avec une table par maison et les quatre blasons. Après quelques tours de table pour faire connaissance, ainsi qu’un repas express (mais très bon, le cake aux olives et la tarte aux épinards étaient divins) à la table des Gryffondor –erreur de parcours qu’on ne reproduira pas-, le jeu va pouvoir commencer. Pour l’anecdote, nous étions regroupés en équipe de 4 ou 5, et avions du avant la rencontre trouver un nom, un auror référent, un thème de costume (pour plus tard), trouver les noms des autres équipes à partir de rébus tordus et dessiner nos baguettes. Dans notre cas, notre fière équipe, composée de Akasha, Marmotte, Flanagan, Coeurdelion (alias Will, ça va plus vite à écrire) et moi-même, se nommait les InRonuptibles, avait pour auror référent (sur le badge) Ron, et a donc choisi comme thème de costume « mafia rétro » (enfin c’est surtout les hommes qui ont choisi, moi je suis arrivée bien plus tard ^^) Bref une fois le déjeuner terminé, voilà qu’on se fait secouer les oreilles par un Sergent particulièrement excité, puis par le capitaine du sous-marin (je dirais russe vu le costume) qui vient nous expliquer le jeu. Nous voilà donc dans un sous-marin à devoir trouver qui a tué le docteur Finkel/Vinkel/Dunkel/whatever parmi les passagers et suspects qui sont les suivants (les orthographes sont hautement approximatives, si quelqu’un a la version exacte ^^) : - Mme Leblanc, comtesse adepte des bonnes manières - Melle Rose, sa nièce soit-disant tout droit du couvent qui tient plus de la croqueuse d’homme que de la grenouille de bénitier - Le Capitaine Azullero, italien, aviateur et charmeur de première - Le Révérend Olive, tout est dans le titre - Sa filleule, Clémentine Orange, petite fille accro aux sucreries - Le Professeur Helmut Violet, savant fou allemand complètement disjoncté Les armes disponibles sont hautement harrypotteriennes (Gaz étrangleur, Choixpeau magique, Hydromel empoisonné, Avada Kedavra, crochet de basilic et j’en passe (ou pas )), et les lieux à connotation sous-marine : cale, salle des torpilles, poste de commande, cabine, etc. S’il y a un truc à dire d’office, c’est l’incroyable travail sur les décors : bruitages, lumière, fumée et accessoires, on s’y croyait vraiment avec le sergent qui passait en courant, les alarmes, la paire de menottes chez Melle Rose, la fumée dans la Salle des Machines, et même les chandelles qui flottaient dans le réfectoire. Le principe du jeu est le même que celui en plateau, trouver qui est le meurtrier avec quelle arme et dans quelle pièce. Sauf qu’on se déplace réellement et non avec des dés. A chaque fois qu’on voit un suspect dans une pièce, il nous donne une énigme, et si la réponse est bonne, on obtient une négation (équivalent de la carte qu’on montre dans le jeu originel). On peut également récupérer des bubble-gums qui permettent d’obtenir des numéros, qui croisés permettent d’obtenir le nom du suspect, de l’arme ou du lieu. Sauf que les dites-friandises sont planquées dans les pièces au fur et à mesure du jeu et qu’on les trouve de manière hautement aléatoire (genre le commandant en a filé un à Flany qui lui a serré la main…). Et ultime recours, on peut poser deux questions directes. Le tout est hautement réglementé mais je vous passe les détails. Notre aventure commence donc avec Clémentine, qui critique nos pseudos, écrit notre nom sur la feuille d’équipe avec une faute, et enduit la dite-feuille de sucre en apposant sa sucette. Première énigme, premier indice, nous voilà partis. Je ne vous donne pas le détail de la partie, on a tellement tourné que j’en avais mal aux pieds. Les énigmes, devinettes et charades étaient moyennement difficiles, on ne s’est trompé que sur une et avons lutté sur une autre (ah les énigmes de Mme Leblanc). Flany en a trouvé un paquet, et la plupart étaient des remix connues. Pour cette fois-ci, ils avaient inclus des énigmes Harry Potter mais le problème de celles-ci c’est qu’elles sont presque trop faciles, typiquement on résolvait les charabes à partir du « Mon tout ». C’était très marrant parce que chaque personnage joue à fond son rôle, quitte à nous faire perdre notre temps par moment… Helmutt Violet lance des torpilles, le Révérend Olive fait réciter des prières et distribue des images pieuses, et Melle Rose en profite pour séduire les hommes de l’équipe… y’a qu’à voir l’entrain de Will à se déclarer célibataire, et celui de Flany à lui faire la cour, célibataire ou pas *siffle*. Bien que sur la bonne voie, nous ne trouverons pas les réponses assez vite (la place d’avant dernier nous est réservée de toute façon ^^). Il s’agissait de Clémentine Orange, avec le Choixpeau dans la cantine. Une fois ses aveux faits en public, nous récupérons chacun un petit lot (une tablette de chocolat), et c’est parti pour une autre quête… Nous voilà donc dehors, bien emmitouflés, à la chasse au chocolat. Après avoir dévalisé un supermarché, et que Marmotte ait vécu toute une aventure avec un distributeur automatique (*siffle*), nous faisons une pause « loque sur les lits », où l’on s’amuse à évaluer l’âge de notre cerveau (56 ans dans mon cas, sûrement un signe de sagesse…). Puis nous enfilons nos costumes avant le repas. Pour l’anecdote pour coller au thème j’avais emprunté la robe de Cruella de ma sœur, alliée à un châle bleu, un collier de fausses perles et des gants longs (même si moins que ceux de Melle Rose). Par contre j’ai laissé tombé la coiffure faute de temps et tout le monde a donc bouffé mes cheveux toute la soirée. Les thèmes étaient variés selon les équipes, je retiendrais tout particulièrement les Tonks-poireaux à perruque rose et chaussures en paille… Le dîner était fun (avec un fameux potage en entrée à base de potiron que j’ai dévoré sans rien trouver à lui redire, si ma mère apprend ça…), vu que les acteurs mangeaient avec nous tout en jouant leur rôle. C’est pas banal de manger avec un révérend et un italien, croyez-moi, et encore on avait pas Herr Professor avec nous ! Par contre ils ont un peu jeté l’éponge quand on a commencé à parler PI, je les comprends les pauvres, les débats sur les journaux de maison (rien d’anormal dans des équipes de rédac), ça ferait fuir n’importe qui. Une fois nos estomacs remplis, deuxième partie de cluedo pour trouver cette fois-ci l’assassin de Mme Leblanc. Un nouveau suspect la remplace du coup, le Colonel Moutarde, éminent anglais qui demande un garde-à-vous à chaque fois qu’on le voit, et fait faire des pompes quand on rigole… Une fois encore, la victoire nous échappe de peu, et Akasha n’aura donc pas le privilège de chasser le capitaine Azullero et encore moins de lui passer les menottes. Après qu’il ait expliqué son meurtre, qu’on nous ait remis nos lots (du chocolat encore, cette fois en tasse), le classement des performances est donné. Les InRonuptibles se classent partout bons 5e partout… sauf pour les baguettes. Et oui je suis fière d’avoir remporté le prix (et surtout la grosse tablette de chocolat) pour la baguette la plus rapidement exécutée (une 1h30 après mon inscription)… une manière très subtile de me traiter de grosse geek quoi xD. Après quoi les acteurs s’en vont, et la nuit continue entre parties de loup-garou, grignotage de bonbons et bavardages, perso je jette l’éponge vers 4 ou 5h du mat et vais me coucher. Le lendemain, Vaxu sort tout le monde du lit à 10h, petit déj, et départ vers 11H30 pour moi et Marmotte vu que mon père poireautait sur le parking. En bref, c’était une chouette rencontre, rondement organisée, sympa, où l’on s’amuse, on voit des gens, on mange et on discute (bref le rêve), avec l’expérience unique du bunker en prime… que demander de plus ^^. Récit ni relu, ni corrigé, ni illustré, repassez demain soir pour ça… en attendant vous pouvez toujours mirer mes photos grâce au lien ci-dessous… October 28 Entre les murs – Laurent Cantet![]() Vie parisienne oblige pour quelques jours, je profite des cinémas de là-haut, ainsi que de leurs tarifs astronomiques (mon ciné favori a encore pris 10 cts aux séances du matin, à 6 euros la place c’est ce que je paye en tarif étudiant à Grenoble dans les petites salles… plus besoin de se demander si la carte UGC est rentable à ce prix là…). Bref me voilà donc, toujours de bon matin, à m’installer dans une salle pour voir la fameuse palme d’or de cette année, Entre les murs. Etrange film qui s’attarde sur une classe de français de quatrième, prof et élèves, tout au long d’une année, pratiquement en huis clos. On ne quitte jamais le collège, et rarement la salle de classe, sauf pour quelques réunions et récréations. Difficile de développer plus, parce que l’histoire en elle-même s’en tient à ça. Il n’y pas guère plus qu’un fil directeur, le reste ressemble presque à un documentaire, une caméra cachée, des improvisations, des scènes qui s’enchaînent les unes après les autres, pas forcément liées. C’est le point fort de ce film, mais aussi ce qui peut déstabiliser, cette absence totale de scénario d’ensemble. On est loin, très loin de tous ces films qui vous racontent comment un prof se retrouve en collègue de zone et qui arrive à maîtriser sa classe et à lui apprendre le respect et toussa au travers de ses cours (je pense notamment à Le plus beau métier du monde dont j’ai revu des bouts à la télé récemment, mais ce n’est pas le seul), si bien que tout le monde est peiné de partir en vacances et même qu’on verse une petite larme en chantant « Adieu monsieur le professeur ». Rien de tout cela dans ce film, mais plutôt un coté très brut. Il n’y a pas vraiment de morale à la fin, ni même de parti-pris franc (sinon celui que peut prendre le spectateur), pour les profs ou pour les élèves. On se contente de les voir échanger (souvent violemment), travailler de concert ou en opposition, se battre ou baisser les bras, avancer ou reculer. C’est un beau portrait de l’école telle qu’elle est souvent je pense, avec toutes ses limites. Est-ce que ça valait une palme d’or, va savoir, mais de même que l’Esquive, c’est un sacré morceau de vie porté sur écran, auquel on accroche assez vite. October 27 Appaloosa – Ed Harris![]() Mais au milieu de ce micmac historique, Viggo Mortensen se détachait bien… même dans les films pourris, il fait du bon boulot, et il a une faculté bien particulière d’être méconnaissable d’un film à l’autre de manière générale : regardez cinq min du Seigneur des Anneaux, des Promesses de l’Ombre et de Capitaine Alatriste et vous comprendrez… il n’y a guère que son timbre de voix pour le trahir (et encore comme monsieur parle espagnol et anglais indifféremment…), pour le reste, c’est lui et pas lui en même temps, et pas uniquement parce qu’il se fait pousser la barbe ou change de costard. Bref je m’égare une fois n’est pas coutume, revenons-en au sujet. Film avec Viggo dit forcément séance de ciné (en VO qui plus est, je n’ai aucune confiance dans le doublage français pour lui), peu importe le film. D’ailleurs pour l’anecdote, cette fois-ci je me suis pointée en sachant tout juste que j’allais voir un western, sans même avoir vu la bande-annonce. Tout juste si j’avais regardé la note dans Studio, ça ne me ressemble guère (par contre c’est super agréable du coup de tout découvrir). Me voilà donc assise dans mon fauteuil de bon matin, et ma foi, ce fut un vrai plaisir de découvrir l’histoire de Virgil Cole (Ed Harris) et de son adjoint, Everett Hitch (Viggo Mortensen *wub*), shérifs ambulants qui viennent faire le ménage dans les villes où la loi ne règne pas. Les voilà donc qui débarquent à Appaloosa. Inutile d’en dire plus, pour le reste, autant découvrir l’histoire par soi-même. Le western est un genre que je connais mal, si ce n’est les western spaghetti de Sergio Leone, mais pour moi, ce film semble toucher à l’essence même du genre. On y trouve tous les poncifs du genre : cow-boys, shérifs, brigands, carabines et colts, indiens, chemin de fer, poursuites à cheval, duels dans la rue, saloon à portes battantes, whisky dans les petits verres, café dans les mugs en métal, paysages poussiéreux, et même l’immigré chinois de service. En soit, cela en fait déjà hautement appréciable en terme de divertissement. Mais il faut ajouter en plus un bon scénario qui colle avec le reste, des dialogues qui font mouche, et de très bons acteurs dans des rôles qui leur collent à la peau. Nos deux héros maîtrisent à la perfection le regard du cow-boy solitaire, yeux clairs et peau burinée par le soleil, et la présence féminine de l’histoire (Renée Zellweger) est méconnaissable (j’ai découvert qui c’était au générique… je sais que je suis une buse dans le domaine, mais tout de même). Le point fort de l’histoire reste définitivement la relation entre Virgil et Everett, étrange amitié dite plus par leurs actions, leurs échanges, et ce qu’ils disent de l’autre. C’est un peu le nœud du film, et c’est drôlement bien mené, avec de très bons moments (les scènes devant la prison sont excellentes dans le domaine). Et, petite note finale, si le tempo du film est assez lent (j’ignore si c’est propre au western), il n’en reste pas moins plus rapide qu’un Sergio Leone, avec beaucoup moins de scènes qui s’éternisent sur une musique lancinante (j’adore Ennio Morricone, mais en toute honnêteté, quand on regarde pour la troisième ou cinquième fois Il était une fois dans l’Ouest, c’est trop lent parfois), notamment pour les fusillades beaucoup plus rapides (expédiées même, ça change). October 25 Sandman 9 : Les Bienveillantes![]() « J’ignore si j’ai réussi ou non à faire ce que j’avais en tête, mais c’est le plus gros volume de la série. Sous emballage cartonné, il peut toujours servir à assommer un éventuel cambrioleur. Je ne vois pas de meilleur définition de l’art » Neil Gaiman dans la postface Il faut avouer que la conclusion de Neil Gaiman résume bien le bouquin en apparence : un pavé (ce qui est pas courant en terme de BDs quand même), fort d’au moins trois cents pages (pas pu vérifié, les pages sont pas numérotés), qui pèse le poids d’un petit dictionnaire, et coûte le prix de trois BDs (30 euros, et oui ça fait mal au porte-monnaie). Mais bon, une fois n’est pas coutume, c’est un très bon investissement, qui me nécessitera sûrement encore une dizaine de relectures pour bien tout capter. Bien que la couverture persiste à l’annoncer, ce n’est pas possible de lire ce tome séparément des autres, je ne vois pas comment on pourrait comprendre un seul mot de l’histoire. En effet, c’est le tome de conclusion (le tome 10 correspond à l’épilogue, et le 11 est un bonus sur les Eternels sorti bien longtemps après), qui ramène tous les fils laissés en suspens dans la plupart des tomes précédents pour mieux les rassembler en une vaste tapisserie (vu ce qui ouvre et ferme le livre, mes métaphores de fileuses ne sont pas anodines). L’histoire reprend à peu près à la suite des deux tomes précédents, et part d’un évènement à priori anodin qui va déclencher une véritable tempête. Daniel, le fils de Lyta Hall (qu’on a croisé dans le tome 2… et le 4… et même un peu le 6), se fait enlevé, et sa mère fait appel aux Furies (les fameuses « bienveillantes » du titre) pour qu’elles traquent celui qu’elle pense être responsable, à savoir Dream. Une fois n’est pas coutume, ce résumé est hautement non représentatif de l’ouvrage, mais il serait impossible d’en dire plus sans gâcher toute l’histoire, et qui plus est en moins de 15 pages. Il faut donc se contenter du résumé mode « 4e de couv ». Comme je le disais, une grande partie des personnages des précédents tomes réapparaissent ici, alors qu’on ne s’y attendait pas toujours. Cela explique probablement la taille de l’ouvrage, et le fait qu’on ait du mal à trier tous les éléments. En effet, certains passages semblent ne pas avoir de rapport avec l’histoire, et pourtant. Il y a un petit coté « le monde est en fait composé de 500 personnes qui se recroisent sans cesse » (reprise très approximative d’un paragraphe de Anansi Boys) avec tous ces gens qui se croisent et entrecroisent leurs histoires le temps d’une ou deux pages avant de partir chacun de leur coté (le cas Rose Walker est exemplaire dans le domaine je pense). Les dessins sont comme toujours un peu vieillots, avec un style relativement uniforme qui a un je ne sais quoi de naïf. J’ai du mal à le définir exactement mais les traits sont me semble-t-il bien plus simplifiés que dans certains opus (exception faite de l’incursion de Charles Vess au milieu, mais ça ne compte pas), tous en angles et non en rondeurs, avec des fonds assez abstraits tous en restant très expressifs. Une fois n’est pas coutume, si on fait abstraction du style de dessin qui ne plaira pas à tout le monde, c’est un sacré morceau de littérature qui s’offre, une histoire extrêmement riche qui ne laisse pas indifférent, et qui se savoure d’autant plus si on a bien en tête les tomes précédents. Les références mythologiques sont nombreuses et fort appréciables, de même qu’un certain nombre d’à-cotés anecdotiques assez touchants. Il ne reste donc plus qu’à attendre le tome 10 (The Wake) pour trouver les quelques réponses qui manquent, et la boucle sera vraiment bouclée (et je pourrais me faire un week-end entier Sandman pour tout relire ^^). Bon et ce n’est pas le dernier Gaiman du moment, vu que je viens de m’acheter The Graveyard Book (langue de Shakespeare obligatoire ce coup-ci…). October 21 Le Merlin djeuns de la BBC![]() Entre deux épisodes de Stargate, je garde toujours un œil sur ce qui se prépare dans le domaine de la fantasy, le pire comme le meilleur… Tenez, par exemple, je suis tombée sur les 10 premières minutes de l’adaptation de l’Epée de Vérité, Legend of the Seeker. Si vous aviez toujours rêvé de voir un cross-over Seigneur des Anneaux x Matrix x Xena (ou Hercule, ça marche aussi), c’est votre chance, ça a l’air très bien parti, au point que j’ai presque envie de voir la suite pour exploser de rire tout du long tellement c’est ridicule (oui je sais, je suis méchante, mais bon les romans de Goodkind ont une meilleur campagne de presse que les Enfants de Hurin, c’est quand même un poil déprimant…) Comme j’étais dans ma série « nanars de fantasy », j’ai décidé de jeter un œil à Merlin, série de la BBC qui a démarré sous peu avec une bonne audience semble-t-il. Elle raconte les déboires d’un Merlin jeune, ce qui nous donne en mode générique héroïque : « In a land of myth and a time of magic, the destiny of a great kingdom rests on the shoulders of a young boy. His name… Merlin » C’est pas vraiment une idée nouvelle, des bouquins et des BDs sur Merlin, il y en a foule, y compris sur sa jeunesse, et qui partent dans tous les sens. Personnellement j’en suis restée à la version de Stephen Lawhead (le tome 2 de son cycle de Pendragon, le meilleur d’ailleurs), matinée d’une touche de Fetjaine (Le Pas de Merlin, un peu décevant dans sa suite), d’une pincée du Codex Merlin de Holdstock, et d’une touche de la BD basée sur l’histoire archaïque, Arthur. (Oui autant le préciser de suite, en terme de fantasy arthurienne j’ai à peu près lu, et vu tout ce qui se faisait –ou du moins était disponible en France-, même les études sérieuses, ça a été mon dada pendant un moment, c’est dire si je maîtrise le sujet) Donc pour en revenir à la série, voyons un peu à quoi elle ressemble, à commencer par le héros. Merlin est un jeune homme brun à la coupe de cheveux atroces, aux oreilles en feuille de choi, un peu bobet, toujours souriant et accessoirement sorcier de son état. C’est un espèce de Clark Kent de Smallville en moins baraqué (si si je vous jure, remplacez sa tunique par une chemise à carreaux pour voir), à cela près qu’il est plutôt doué en télékinésie et qu’il est du genre à crier au monde qu’il a des pouvoirs magiques (pas bien malin vu le contexte), sauf que personne ne le croit. ![]() Remarquez, avec un air un poil plus sérieux, il aurait fait un elfe très crédible, moyennant qu'on lui taille les oreilles en pointe Par ailleurs, Merlin va très vite faire la connaissance d’Arthur (oui, LE Arthur), blondinet qui a le mérite d’avoir une meilleure coupe de cheveux que Merlin, mais a un peu trop les dents en avant pour dégager le charisme digne d’un tel rôle (comment ça je suis une vraie langue de serpent ?), ainsi que de son père Uther, stéréotype du roi un peu obstiné portant le royaume à bout de bras. ![]() J'avoue, j'ai choisi exprès une photo pas très flatteuse... quelle belle dentition tout de même... Coté personnages féminins, on se retrouve avec Morgana, pupille du roi (visiblement ni sa fille, ni celle d’Ygraine –non mentionnée jusque là-, du coup on se demande d’où elle sort), qui en pince pour Arthur et fait des cauchemars, et sa suivante, Guenièvre, dit Gwen (genre son nom est trop compliqué à prononcer), grande amie de Merlin dès le départ. Si la première me parait bien placée pour imiter son rôle dans les légendes, la deuxième me laisse plus que sceptique. ![]() Bon là comme ça elles ont l'air super copines, mais n'oublions pas qu'en général dans la légende, celle de gauche ("Gwen") se marie avec Arthur et le trompe avec son meilleur pote, et l'autre couche avec Arthur, lui fait un enfant qui plus tard tuera son père... Les femmes... Avec quatre épisodes, il est difficile de juger clairement l’histoire, mais on trouve l’éternel modèle de la personne en danger qu’il faut sauver avec quelques retournements de situation pour meubler tout ça… Et pour le moment l’intrigue s’attache à développer la relation entre Arthur et Merlin, mais la suite semble développer d’autres axes (y’a qu’à voir qui apparaît dans le 5e épisode d’après le mini-teaser à la fin du 4). Bon honnêtement, j’ai passé le premier épisode à soupirer. Pas que l’histoire soit dénuée d’intérêt (disons qu’elle emprunte ses codes à la série pour ados, ça perturbe un peu, déjà Narnia 2 tirait de ce coté là), ni les acteurs terriblement mauvais (ils ne méritent pas un oscar, mais c’est surtout du à leurs rôles je pense). Non, c’est le manque de personnalité de l’ensemble qui frappe. Les décors, les costumes, l’ambiance, tout est un vaste micmac guère flamboyant. Déjà, l’ensemble est complètement atemporel, avec un gros mélange de tout ce que le moyen-âge et la renaissance ont pu produire (notamment dans l’architecture du château), et qui plus est bourré d’anachronismes : la notion de hiérarchie quasiment inexistante, le fait que tout le monde sache lire et écrire, et ne parlons même pas du moment où Merlin se prend une tomate dans la figure (oui je chipote, mais ça vient d’Amérique ce fruit, figurez-vous, comme la pomme de terre et le maïs). Oh bien sûr je comprends tout à fait qu’on aie affaire à un Moyen-âge rêvé, une sorte d’idéal comme dans les vieux romans de chevalerie, et qu’en conséquent tous ces détails soient hors de propos, mais tout de même, tout cela manque de personnalité. Les décors sont quand même affreusement bateaux (au point que je cherche l’escalier de Blois dans la cour, je trouve qu’il y parfaitement avec le reste) avec des joints tellement bien ajustés entre des pierres tellement blanches que c’est à pleurer. Les pièces du château sont d’ailleurs grandes et lumineuses, et un simple serviteur a le droit à une chambre de la taille de son studio (avec un placard, bon ok j’arrête de relever les anachronismes), mais la salle de banquet, elle, manque d’envergure et ne fait pas rêver avec ses deux tables de douze couverts chacune… ![]() Un Camelot idéal, drapeaux flottants au vent sur fond de soleil couchant compris Même problème pour les costumes, ils sont assez fadasses, sauf les filles qui ont le droit d’avoir des robes longues qui traînent partout. C’est même le pire, les costumes, surtout dans le cas d’Arthur (on pardonnera à Merlin son mauvais goût vestimentaire, c’est un gueux après tout). Qu’il se balade en armure avec sa bande de potes pour aller boire un verre en ville, ça fait parti du mythe, mais était-ce bien la peine de l’affubler de cette sympathique veste longue en daim qui lui donne l’air d’un Aragorn au rabais croisé avec un cow-boy, et pire, la veste courte, toujours la même manière, qui lui donne vraiment l’impression de venir tout droit d’un lycée américain ? Je sais qu’une cape c’est lourd et que ça coûte cher en tissu, mais c’est quand même le minimum syndical pour une fable médiévale… ![]() Vous avez l'impression de ne vous êtres trompés de série ? Moi aussi. Enfin, dans l'hypothétique cas d'un épisode où ils voyagent dans le futur, ils passeront incognito ! Menfin bon, une fois qu’on a accepté cette ambiance peu emballante (dommage, la fantasy, c’est aussi rêver en voyant les décors), on peut se pencher sur l’histoire. Pour le moment, ça tourne assez au niveau Smallville version mythologie arthurienne, oscillant entre les passages pseudo-épiques et les histoires entre potes (enfin ils ne sont pas encore très potes mais l’idée est là…). Bref, c’est du pur divertissement, qui se révèle assez drôle (mais au 2d degré), avec son coté gros budget qui ne l’est pas, ses effets spéciaux un peu foireux, son quota de clichés de la fantasy (tournois, potions, bestiaire fantastique et tout le tointoin) et ce coté « nos années collège » en version médiévale… (je me demande si George Lucas autoriserait une série télé du même genre avec les héros de Star Wars, ça pourrait être fun, imaginez). Y’a pas à dire, après une longue journée de boulot, ça détend ! (et accessoirement ça m’inspire vu que j’en suis à ma 3ème page word, mais bon c’est toujours plus facile d’écrire quand on a plein de choses à critiquer, c’est connu !) October 19 Des mystères de la traduction dans les séries télé de SF
Où comment se poser trop de questions en s’offrant une petite séance de revisionnage de Stargate SG1… (la seule série télé à laquelle j’ai jamais été accro soit dit en passant, au point de laisser des post-it partout à mon père pour qu’il m’enregistre mes favoris quand j’étais à l’internat…) Tout en mangeant ce soir, j’ai donc attaqué l’épisode « La Cinquième Race » de la saison 2, tournant dans la série qui n’en fut jamais vraiment un. Cet épisode mettait en scène O’Neill qui se retrouve pas mégarde avec la totalité du savoir des anciens téléchargé dans sa tête, et qui finit par aller chercher de l’aide chez les petits hommes gris de Roswell. Mais bon soyons réalistes, le concept amené par la conclusion a vite été jeté aux oubliettes par les scénaristes, pour preuve, les furlings on sait toujours pas qui c’est, les nox on les a pas revu depuis 3 plombes, les asgards n’étaient pas au meilleur de leur forme la dernière fois que j’en ai entendu parlé et les anciens sont carrément à l’Ouest… Bon heureusement qu’ils nous ressortent les asgards et les anciens de temps en temps pour le principe. Bref je m’égare comme d’accoutumée… Posée devant mon PC, en appréciant une VO fort sympathique (encore je ne dis rien, la VF n’est pas mauvaise pour cette série), je suis tombée sur une anomalie de traduction, jugez plutôt : Voilà ce qui dit O’Neill vers la fin à un asgard qui lui raconte que les humains ont un grand potentiel et tout le tralala : « But you folks should understand we're out there *now*. And we might not be ready for a lot of this stuff, but we're doing the best we can. » Ce qui est intéressant, c’est que la vf dit ça « Mais il faut que vous compreniez que nous en sommes encore loin, qu'on est pas du tout prêts pour ce genre de chose, mais qu'on fait du mieux qu'on peut. » Et les sous-titres ceci : « Mais vous allez devoir comprendre que nous sommes de la partie maintenant. Nous ne sommes peut-être pas tout à fait prêts mais nous faisons notre possible. » Pas tout à fait la même chose, et je trouve même la nuance de taille pour interpréter correctement… Si la première traduction semble plutôt tirer sur le « Nous avons parfaitement conscience d’être de gros nazes mais on fait des progrès chaque jour vous savez », l’autre tend plutôt vers le « Certes mais on est là pour casser du goa’uld, alors même si nous n’avons pas encore la sagesse suprême je suis sûr qu’on pourrait se servir de 2 ou 3 de vos gadgets ». Ce qui fait que la réponse du asgard « *insérez en fond une petite musique héroïque* Vous avez déjà fait les premiers pas pour devenir un jour la cinquième race » s’interprète différent selon la tournure de la phrase précédente, soit « Avoir conscience de ses limites, c’est le premier pas de la sagesse, un grand Jedi tu seras », soit « C’est bien mon fils, continue à jouer avec l’électricité, peut-être que la prochaine fois tu ne feras pas sauter les plombs dans toute la ville, et même qu’à force tu pourras devenir électricien ». Et le pire c’est qu’en fouinant dans mon dico, je n’ai trouvé aucune traduction qui primait sur l’autre. Vu qu’on a affaire à des asgards, la première version semble beaucoup adaptée (à cause du coté « race supérieure et sage et toussa »), mais en même temps la façon dont O’Neill appuie sur le « now » (genre « ce serait cool de pas nous faire attendre 4 plombes non plus ») me laisse pencher vers la 2e… Et une fois toute cette énigme posée par écrit, je me rend compte que dans le fond, tout ça n’a aucune importance, parce qu’on regarde Stargate pour les blagues d’O’Neill, Teal’c qui ne pige rien aux coutumes terrestres, Daniel et ses découvertes archéologiques aberrantes (je suis la seule à trouver étrange le fait que les Anciens parlent une forme de latin médiéval, quand les Goa’uld, plus jeunes, parlent de l’égyptien ancien ?), Sam et ses petits amis qui meurent généralement dans d’atroces souffrances, sans parler des effets spéciaux au rabais (qui fait tout le charme des premières saisons…). Bon allez, dès que j’aurais fini mes exposés pour mardi, je me replonge dans la suite ^^. October 18 L’Enfant Lion – Patrick Grandperret![]() Un peu à la masse en ce moment, entre les cours et le reste j’avoue que j’ai du mal à prendre un peu de temps pour mettre à jour ce blog… ce qui ne m’empêche de bouquiner et regarder pas mal de trucs à coté… En plein dans ma période nostalgique de re-découvertes/lectures/visionnages, j’ai finis par mettre la main sur un film qui me tient beaucoup à cœur. Ce n’est pas le chef d’œuvre du cinéma ou quoi que ce soit d’aussi prétentieux, mais j’y suis très attachée. Il faut dire que c’est le premier film que je me rappelle avoir été voir au cinéma, même que c’était à La Trace, petit ciné perché là haut sur la montagne avec sa programmation hétéroclite et son tirage au sort pour gagner l’affiche du film… (pour l’anecdote c’était la première fois qu’on mettait les pieds et on a effectivement ramené l’affiche. J’ai récemment voulu la mettre dans ma chambre mais c’est une très grande affiche et bon ça aurait fait bizarre avec le reste) D’ailleurs c’est aussi la première œuvre à partir de laquelle j’ai inventé des fanfictions. Certes je ne les écrivais pas et je ne leur donnait pas ce nom-là, mais cette manie de réinventer l’histoire d’un film ou d’en faire une pseudo suite, j’y suis rodée… (et là je vois que ce film date de 92… j’avais 6 ans pitain xD). Bon bref maintenant que je vous ai resitué ça dans ma passionnante vie (le jour où je serais célèbre au point qu’on écrive ma biographie, y’a intérêt à ne pas oublier ce point déterminant de l’histoire de ma vie…), penchons-nous un peu sur l’histoire. Ca fait un peu penser au Roi Lion le titre (mon autre grand film de l’époque d’ailleurs, même que j’ai traîné ma mère –qui n’aime pas les dessins animés- le voir… euh je m’égare). L’Enfant Lion a pour héros deux enfants et une lionne. En effet, dans le village de Pama, sur la Terre des Lions, vit un étrange garçon, Oulé, qui passe son temps à chasser avec sa « sœur », la lionne, Sirga (chacun retrouvant chez l’autre le jumeau qu’il aurait du avoir… un truc mystique quoi^^). Et puis il y a Léna, jalouse de l’affection que porte Oulé à Sirga, ainsi que les marchands d’esclave qui enlèvent les deux enfants et les emmènent dans un palais dans le désert… Adapté d’un livre pour enfants des années 50 (je sens que je vais encore m’amuser à mettre la main dessus), ce film est un joli conte africain qui mélange assez bizarrement une bonne dose de magie (un enfant et une lionne frère et sœur, le coté symbiose avec la Nature…) et du réel (l’esclavage). Et on y trouve une bonne dose de stéréotypes du conte (même la Princesse en détresse d’une certaine façon ^^), sans parler du fait que Léna sert de narratrice tout au long de l’histoire. En le revoyant aujourd’hui, je vois bien que le film n’est pas parfait. Déjà pour des yeux d’adulte, il ressort un peu superficiel sur certains moments, et assez naïf aussi… c’est un film pour enfants. Pas un de ceux limite aliénants qu’on nous sert parfois, mais quand même assez gnangnan sur les bords. Mais bon, l’histoire est plutôt sympa, les animaux, les vues des savanes font rêver, et on ne vire pas trop dans le n’importe quoi écologique dans la mesure où la lionne est une lionne, pas une humaine marchant quatre pattes avec des poils et des crocs… Bref c’est un joli film, un de ceux qu’on passe aux enfants et qu’on regarde en soupirant avec nostalgie en souvenir d’une époque révolue… Petite pensée mélancholique du soir... Entre deux sourires à la réception d'un texto ou d'une carte, Entre une conversation msn presque volée et deux mots lus sur un blog, Entre deux cours, trois dossiers, et quatre lettres de motivation, Entre rêveries en librairie et devant les annonces d'appart à Paris, Entre deux soirées entre amies et un passage chez les parents, Les gens, vous me manquez... Et c'est comme ça qu'on se retrouve à écouter Mes Joies Quotidiennes à pas d'heure du soir... October 03 MémoireCa fait un moment que je n'ai rien posté coté écriture, il faut reconnaitre que c'est à l'image de mon activité. Je reprends lentement -comprenez une phrase toutes les 3 semaines- l'écriture de mes fanfictions après pas mal de mois d'inactivité... bref en attendant d'avancer vraiment, je crois avoir promis à pas mal de monde le résultat de mon dernier gros travail d'écriture, à savoir mon mémoire sur les fanfictions. Et comme ce "pas mal de monde" passe généralement sur ce blog, autant le faire passer par ici. Pour info il m'a valu un 12 comme note finale, ce qui n'est pas foncièrement une mauvaise note mais semble vouloir dire "a compris la méthodologie mais ne révolutionnera pas le monde avec". Bref n'accordez pas trop de valeur au contenu, il me manquait sans doute pas mal de temps, et surtout de connaissances pour tout appréhender correctement, mais bon ce genre de chose s'appelle une thèse, pas un mémoire de 40 pages brodé en trois mois avec pour seuls acquis en terme de socio et de sciences de l'information le peu de cours qu'on avait eu en licence... Donc voilà, et bonne lecture, et merci de ne pas diffuser le fichier de partout (je préfère autant que vous pointiez l'article du blog), je n'y tiens absolument pas ^^. Ah oui et les graphiques qui avaient déjà quelques problèmes sous word ont complètement pris la tangente lors de la conversion en pdf, merci de pas faire gaffe (en même temps je vois pas trop pourquoi quelqu'un irait décortiquer ces chefs d'oeuvre...) Les pratiques de lecture des fanfictions Pour ceux/celles qui seraient intéressées, j'ai encore tous les bouquins qui m'ont servi, alors si vous voulez y jeter un oeil (je recommande particulièrement les travaux d'Henry Jenkins que j'ai allègrement pompé dans ma première partie... ça n'a pas vieilli depuis 10 ans !) |
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